7 LOGEMENTS COLLECTIFS

PALIMPSESTE : CONSERVER, REQUALIFIER, RÉÉCRIRE

Le projet s’inscrit dans une zone de bâti hétérogène à la fois caractérisée par des habitations pavillonnaires, des logements collectifs de grandes et de moyennes hauteurs et aussi des locaux d’activités semi industrielles et aussi d’entrepôts.
La parcelle située à l’angle de la rue Bouxin et de l’avenue Jean Jaurès est, à l’Est comme au Sud enclavée par la dalle du parking aérien de l’ensemble immobilier « Salvador Allende » qui la surplombe du haut de ses treize étages créant ainsi une confrontation d’échelle assez inhabituelle.

La transformation est soucieuse de préserver l’échelle et les masses existantes autant qu’elle tente de rééquilibrer les carences (en l’occurrence sur l’angle Bouxin – Jaurès) .
Le processus de transformation s’opère en surélevant la toiture des ateliers afin de gagner une hauteur suffisante de volume habitable et comme pour mieux affirmer sa présence et  homogénéiser le bâti la même toiture se prolonge pour couvrir le volume des bureaux sur la rue Bouxin, permettant à la fois de créer, ici aussi, une hauteur habitable qui manquait à ce volume.
Le tout formant ainsi un volume qui s’identifie davantage à de l’habitat tout en laissant survivre les volumes préexistants.
Le processus complémentaire consiste à additionner sur l’angle Bouxin – Jaurès le petit bâtiment qui abritera à la fois deux étages de petit logement et un  local d’activité au rez de chaussée.

Le projet joue de la confrontation de deux matériaux, naturels qui sont le zinc et le bois :
-    Le zinc de couleur « Brun Macao » s’identifie à une membrane unifiante qui habille l’ensemble du corps de bâtiment abritant les logements en bande et prolonge sa présence sur l’avenue Louis Bouxin pour abriter des appartements.
-    Le bois composé de couleur naturel posé en panneaux de parement joue le contraste et la complémentarité, dans une écriture assez sobre et épuré
Les volumes doivent être identifiés par des archétypes simples ayant  pour unique élégance la noblesse des matières et la simplicité de leurs formes.
Cette écriture se décline sur un mode plus pittoresque et naturel du côté des logements individuels où une autre diversité se lit.
La présence de la façade végétalisée comme pour répondre à la hauteur des arbres de l’avenue Jean Jaurès
Et aussi l’utilisation de cette végétation comme une matériau à part entière.
Les façades des logements individuels sur cour sont constituées d’une double peau orientée à l’ouest.
La première étant composée de brise soleil en bois derrière laquelle se dissimule la seconde enduite d’une couleur rouge proche de la brique contrastées de menuiseries de façades de couleur gris noir.
Ici aussi les éléments structurels de la charpente en bois (pannes et solives) transgressent la limite des pannes sablière et se prolongent pour compléter cet éclectisme et servir de support aux brise-soleil.

Projet : 7 logements collectifs / Programme : Réhabilitation et Construction de 7 logements et  d’un local d’activités - L’île-Saint-Denis / Maîtrise d’ouvrage : LCFR / Blandine Preumont / Surface : 500 m² shon / Maîtrise d’œuvre : Ibrahima N’Doye architecte, BET Structure : CD Béton, Etudes de sol : Hydrogéotechnique, Bureau de contrôle : Apave île de France Nord / Coût : 800 000 euros HT / Calendrier : livraison 2011


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